Trois beaux oiseaux du paradis — Maurice Ravel (France, 1915)

Trois beaux oiseaux du Paradis
Mon ami z-il est à la guerre
Trois beaux oiseaux du Paradis
Ont passé par ici.

Le premier était plus bleu que le ciel,
(Mon ami z-il est à la guerre)
Le second était couleur de neige,
Le troisième rouge vermeil.

« Beaux oiselets du Paradis,
(Mon ami z-il est à la guerre)
Beaux oiselets du Paradis,
Qu’apportez par ici ? »

« J’apporte un regard couleur d’azur
(Ton ami z-il est à la guerre) »
« Et moi, sur beau front couleur de neige,
Un baiser dois mettre, encore plus pur. »

Oiseau vermeil du Paradis,
(Mon ami z-il est à la guerre)
Oiseau vermeil du Paradis,
Que portez vous ainsi ?

« Un joli cœur tout cramoisi »
Ton ami z-il est à la guerre
« Ha ! je sens mon cœur qui froidit…
Emportez le aussi. »

Une si jolie pièce de Ravel, tout empreinte de mélancolie. Écrite en 1915, elle évoque évidemment la guerre qui fait alors rage en Europe, et pour laquelle le compositeur lui-même ira au front. Cette pièce m’a toujours profondément touché.

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